Format : 112 x 170 mm
Nombre de pages : 192 pages
Dessin : Miyuki Kitagawa
Scénario : Miyuki Kitagawa
Nombre de tomes associés : 2/3
Prix : 6.95 €
Note moyenne du staff :
Note moyenne des membres :
Anzu Ogura, 17 ans, est obnubilée par sa vie sentimentale et n’aspire qu’à trouver
le garçon qui la rendra heureuse. Mais la pauvre désespère complètement
de se voir sans poitrine et, par-dessus le marché, encore très gamine.
La roue tourne enfin quand l’aîné des frères Omihara lui fait sa déclaration, presque en même temps
qu’Ukyô, le benjamin. Anzu est à deux doigts de découvrir l’amour quand elle surprend
une conversation très compromettante entre Ichiyô et… sa fiancée ?!

Nude Fruit 2 démarre très exactement là où le 1 s'était arrêté, répondant du coup à la question concernant l'évolution de la relation entre notre héroïne de 17 ans, et l'infirmier de l'école, également ami d'enfance, d'un bon 25/30 ans.
Rapidement, l'intrigue amoureuse, ou plutôt le classique triangle amoureux, se développe, et l'auteur nous amène à découvrir petit à petit les motivations de certains protagonistes, pas forcément attendus bien et un peu surprenant, voire désappointant. Pas extrêmement crédible, le tout a le mérite de lancer un semblant d'intrigue, et de faire vite évoluer ledit triangle amoureux. On assiste donc aux indécisions, fort classiques, de l'héroïne, et aux tentatives de ses deux prétendants pour conquérir son coeur. Pour autant, la fin du tome parvient à éveiller l'intérêt, avec une révélation un peu crue, sentimentalement parlant, qui, espérons le, poussera notre Anzu à sortir un peu de ses gongs, et de cesser d'être d'une passivité un peu crispante. En bref, le scénario n'est pas initéressant bien que peu crédible, et l'attrait d'une trame scénaristique traitant d'une relation entre une mineur et un homme mûr s'amoindrit, après quelques retournements de situations et la direction globale qu'emprunte finalement le récit, bien plus classique en un sens.
Ce n'est pas pour autant le trait qui relèvera le niveau. Pas déplaisant, il est d'un classicisme à tout épreuve, au même titre que l'histoire, finalement. Très typé shojo lambda, il apparait assez anecdotique et finalement fort peu personnel. On n'échappe pas aux habituels super deformed, bien qu'ici réduits au strict minimum, fort heureusement. Le découpage se veut plutôt lisible et sympathique, et permet une très bonne lisibilité, un bon point qui contrebalance l'habituel manque de fonds des shojos de ce type. Quant au tramage, il est plutôt discret bien que présent, et fonctionne correctement.
En bref, le tout se lit toujours facilement, mais l'intérêt descend d'un cran lorsque l'on constate la direction que prend l'intrigue globale. La série se terminant au tome suivant, ce shojo ne semble vraiment pas réussir, finalement, à se sortir du carcan de la banalité, et ce entre autre à cause d'un graphisme vraiment très quelconque. Dommage, donc, bien que tout cela se suive avec facilité, et ne soit pas fondamentalement mauvais. Laissons encore le bénéfice du doute à Miyuki Kitagawa, et attendons de voir où elle nous emmènera pour la conclusion de cette histoire malheureusement pas si convaincante que cela.
EdenA